Il existe des instants où la réalité semble se dérober, où les formes se dissolvent et où les impressions se succèdent comme des fragments de mémoire. Les artistes réunis dans cette exposition collective explorent ces moments fragiles et passagers. Les œuvres présentées s’intéressent à ces états intermédiaires — entre geste et trace, perception et mémoire, matière et lumière — où la forme demeure en transformation sous le regard du spectateur.
L’exposition États fugitifs met en lumière la diversité de ces démarches. A travers la figuration et l’abstraction, Giuseppe Di Leo compose des univers tumultueux inspirés par l’observation du caractère éphémère et fugace de la nature. Emy Gagnon Gélinas propose une expérience perceptuelle où le regard et le corps sont invités à parcourir l’espace et à en ressentir le passage du temps. Dana Velan explore les notions de mémoire, d’appartenance et de transformation à travers un jeu d’ombre et de lumière. Enfin, Jany Young évoque la fragilité de la vie humaine à travers le monde végétal, révélant avec discrétion ce qui demeure silencieux et pourtant présent.